Strasbourg : manifestation contre les expulsions d’étrangers à l’Université
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RÉGIONALE FAITS DIVERS
Environ 500 personnes, en majorité des étudiants et enseignants de l’Université de Strasbourg (UdS), ont manifesté jeudi devant la préfecture pour protester contre les «expulsions à répétition» d’étudiants étranger ces dernières semaines.
A l’appel de plusieurs syndicats étudiants et de groupes politiques de gauche, les manifestants ont également réclamé un nouvel assouplissement de la circulaire Guéant, qui restreint l’accès à l’emploi pour les diplômés étrangers à l’issue de leur scolarité.
L’AFGES, une association d’étudiants strasbourgeois, a dénoncé la «politique du chiffre en matière d’immigration» de la préfecture, qui «multiplie» les reconduites à la frontière et les non-renouvellements de titres de séjour.
«La préfecture ne peut pas se substituer à l’Université pour juger du parcours d’un étudiant» et décider de son expulsion, a estimé Alexandre Dotor, enseignant membre de Sud-Education.
Pascal Maillard, professeur de Lettres élu au conseil d’administration de l’Université, a également fustigé «un certain nombre d’inexactitudes dans la restitution (par la préfecture) du cursus d’un étudiant étranger pour justifier de son expulsion». Il a aussi dénoncé les expulsions d’étudiants en cours d’année, alors que ceux-ci ont payé leurs droits d’inscription pour toute l’année universitaire.
L’UdS accueille environ 40.000 étudiants, dont 20% d’étrangers. Son président, Alain Beretz, s’est récemment inquiété «de les voir soumis à de plus en plus de restrictions administratives».
Dans un communiqué, la préfecture du Bas-Rhin a affirmé que 4.300 titres de séjour avaient été délivrés aux étudiants étrangers en 2011, contre 40 mesures d’éloignement décidées, un chiffre «stable depuis 2009». Onze étudiants étrangers «en situation irrégulière ont été réellement éloignés en 2011», a-t-elle précisé.
«Toutes ces mesures concernent des étudiants qui ont connu des échecs répétés à leur examen sans valider une seule année en plusieurs années universitaires», a expliqué la préfecture.
Dans une circulaire du 31 mai 2011, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant demandait aux préfets d’instruire «avec rigueur» les demandes d’autorisation de travail des étudiants et d’exercer un «contrôle approfondi» des demandes de changement de statut des étudiants étrangers.
Une nouvelle circulaire adoptée le 12 janvier assouplit théoriquement les conditions pour les diplômés étrangers voulant travailler en France.
Retrouver l article sur:
http://www.estrepublicain.fr/fil-info/2012/03/08/strasbourg-manifestation-contre-les-expulsions-d-etrangers-a-l-universite
La Fédération des Associations Générales des Etudiantes (FAGE) regrette le manque de pragmatisme quant à une enquête menée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sur la PACES (Première année commune aux études de santé), dont les résultats restent confidentiels.
La semaine du 12 septembre, l’association des étudiants en pharmacie, l’AAEPS dite H2S, a organisé une rentrée digne de ce nom pour les étudiants de deuxième année.


